Laos



Le Laos
Republique, régime a parti unique communiste 
  Capitale Vientiane
Du 5 novembre au 1 décembre
Carte Laos / Plan Laos

Nous arrivons au Laos par la Frontière de Chiang Kong en traversant le Mekong
 Le Laos est un pays d Asie du Sud Est. Appelé aussi République populaire démocratique lao, il est entouré par la Birmanie, la Thaïlande, le Cambodge, le Vietnam  et la République populaire de Chine  ; et peuplé de six millions d'habitants (les Laotiens et Laotiennes). 

Protectorat Français 

La France, établie depuis 1860 en Cochinchine, commençait à cette époque, à s'intéresser à la vallée du Mékong. En 1861, un explorateur français, Henri Mouhot, était arrivé à Luang Prabang, où il avait été officiellement reçu. Après l'établissement du protectorat sur le Cambodge, en 1863, l'expédition Doudart de Lagrée avait également remonté le Mékong jusqu'à proximité de Luang Prabang. La présence française s'insinuait de plus en plus dans cette partie de l'Asie.

Les Anglais ayant, pour leur part, pris possession de la Birmanie et de la péninsule malaise, le Siam ne pouvait que se montrer inquiet quant à sa politique d'hégémonie dans la région. Il le fut d'autant plus lorsqu'il appris l'installation définitive des Français au Tonkin (1882-1883) et la mise sous protectorat du royaume de Hué. De nombreux différends au sujet de leurs frontières communes ayant opposé le Siam et le Vietnam, au cours des dernières années, les Siamois prirent rapidement conscience de la situation délicate dans laquelle ils se trouvaient, notamment lorsque le royaume de Hué demanda à la France de sauvegarder les droits du Vietnam au Laos.

Une note émanant des autorités françaises fut ainsi envoyée à Bangkok et, en mai 1886, le Siam, sous la pression, dut admettre l'installation à Luang Prabang, d'un vice-consulat français, chargé en particulier de défendre les droits que la France venait d'hériter du Vietnam. Le poste fut confié à Auguste Pavie mais celui-ci arriva sur place au moment qu'avaient choisi les rebelles chinois, baptisés Pavillons noirs, pour s'emparer de la ville. Ralliant leurs énergies, le groupe de Pavie et les troupes du roi du Luang Prabang, Oun Kham, parvinrent à faire reculer les bandits chinois. Tiraillé de tous côtés par la Chine, le Siam et la France, le roi Oun Kham, pour sauver son royaume, choisit ce qui lui apparut certainement comme un moindre mal en demandant à la France son protectorat. 
 
La pression française s'accroissant sur le Siam, celle-ci tenta tant bien que mal de préserver les territoires qu'elle avait acquis sur la rive gauche du Mékong, suite à des batailles menées contre les troupes vietnamiennes. Mais la France, garante des intérêts vietnamiens (le colonialisme naissant n'avait alors aucun problème de conscience) en territoire laotien ne voulut rien entendre. Elle exigea la restitution de l'ensemble de ses territoires et dut même faire preuve de sa puissance navale devant Bangkok pour que le Siam, acculé, accepte de céder le Laos.
Un protectorat français sur l'ensemble du Laos voyait ainsi le jour, le 3 octobre 1893. D'autres accords suivirent avec la Chine et la Birmanie pour déterminer le tracé des frontières. La France prenait alors les pleins pouvoirs sur l'Indochine pendant cinquante ans. En 1893, le Laos ne représentait pas une entité politique. Seul le royaume de Luang Prabang conservait encore, bien que profondément affaibli, l'apparence d'un Etat.
En 1941, tandis qu'en Europe la Deuxième Guerre mondiale fait rage, le Japon, allié de l'Allemagne, envahit le Laos avec l'accord des autorités françaises de Vichy. En 1945, à la fin du conflit, les Laotiens, débarrassés des Japonais et ayant vu la manière dont les Français avaient été déchus de leur pouvoir sur l'ensemble du pays, prirent réellement conscience de leur droit à réclamer l'indépendance.

Peu de temps auparavant d'ailleurs, le roi Sisavang Vong, partisan des Français, avait été forcé par les Japonais, de déclarer l'indépendance du Laos. Ce simulacre n'ayant pas convaincu les nationalistes laotiens, le Premier ministre et vice-roi, Phetsarat, créa le mouvement Lao Issara (Laos libre), sachant pertinemment qu'après le départ des Japonais, les Français tenteraient de se réapproprier le Laos. 
 Entre le 10e et le 13e siècle, l’histoire du Laos est marquée par un début de présence des Thaïes (population venue de Thaïlande et du sud de la Chine, région du Yunan).
Cette partie de l’Histoire, enseignée dans les manuels scolaires, est considérée par certains comme une légende, car les preuves approuvant tout ceci restent maigres, même si cette hypothèse reste plausible compte tenu des similitudes entre le lao et le thaï. (histoire du Laos)
Organisées en chefferies, les Thaïes essayent de s’étendre jusqu’à Dien Ben Phu en passant par la région de la Nam Ou.
Très vite, les Thaïes prirent le contrôle de la région de Chiang Sean, de Louang prabang et de Jinghong (province du Yunan). 
C’est à partir de là que le chef des Thaïes, Khun Bolom décida de partager les territoires conquis entre ses 7 fils. (histoire laos)
Le fils ainé, Khun Lo hérita de Muang Sua (Louang Prabang) et décidera d’appeler son peuple, les Lao. ( début de l’histoire du Laos)

Son 2e fils Khun Palanh hérita du Yunna (Sipsong Panna),
 Son 3e fils, Khun Chusong du Tonkin (Vietnam),

Son 4e fils, Khun Saiphong du Lanna (Chiang Mai), 

le 5e fils Khun Ngua d’Ayuthaya, 

Les 2 derniers fils se partageant les territoires de Mouang Hongsa (Birmanie) et de Mouang Phuan (Xiengkhouang, plaine des jarres du Laos).

Pour la plupart des spécialistes Khun Boulom et Khun Lo sont les fondateurs du peuple lao et des principes de l’histoire du Laos.
Au 11e siècle, Louang Prabang, connu à l’époque sous le nom de Xiang Dong Xiang Thong, représentait un des principaux territoires lao de l’époque.
Tout le monde s’accorde à dire que l’histoire du Laos commence réellement à partir du 14e siècle, avec la fondation du royaume du Lane Xang et du parasol blanc.

Élevé à la cour du royaume d’Angkor depuis sa plus tendre enfance, Fa Ngum (avec l’appui militaire du roi khmer de l’époque) part à la conquête des territoires de la vallée du Mékong entre 1340 et 1353. 
En 1353, Fa Ngum fonde le royaume de Lane Xang (le royaume des millions d’éléphants) et du Parasol Blanc. Fa Ngum reçut de la part du roi khmer le bouddha sacré Prabang (aujourd’hui au Palais royal de >Louang prabang) en guise de cadeau de mariage avec sa fille (la Princesse Keoking Kenya).

 Selon la légende

 le bouddha Prabang possède les pouvoirs d’apporter protection, prospérité et bonheur à l’endroit où il se trouve.
Le royaume du Lane Xang et du Parasol Blanc recensait les royaumes de Louang Prabang, de Vientiane et de Champassak. Le bouddhisme theravada fût introduit au royaume du Lane Xang durant le règne de Fa Ngum. (date importante de l’histoire du Laos)
En 1373, son fils Oun Heuan, plus connu sous le nom de Samsenthai lui succède au trône. Le règne de Samsenthai (1373 — 1416) marque une période de stabilité, en partie due à son mariage avec une princesse du royaume du Lanna.
La mort de Samsenthai en 1416 marque le début d’une période d’instabilité et commencement de l’invasion du voisin vietnamien.
Entre 1520 et 1548, la ville de Xiang Thong (Louang Prabang), capitale royale de l’époque, n’était toujours pas à l’abri des invasions.
 Le monarque, Photisarath résidait la plupart du temps à Vientiane.
C’est en 1563 que son fils, le roi Setthathirath, décida de bouger la capitale de Louang Prabang à Vientiane. Il y apporta le bouddha d’émeraude, le Pra Keo qu’il déposa au Vat Ho PraKeo.
On doit à Setthathirath de nombreux monuments tels que le That Luang à Vientiane et le Vat Xiang Thong à Luang Prabang.
La règle de Setthathirath entre 1548 et 1571 marque l’apogée du royaume du Lane Xang et du Parasol Blanc ainsi que de l’histoire du Laos.
En 1753, les Birmans du roi Alompra pillent Louang Prabang. Redoutant de nouvelles attaques, Mouang Prabang sollicite la protection du Siam.

En 1778, Vientiane est prise par les troupes siamoises du futur roi Rama 1, et les deux bouddhas sacrés du pays (le Prabang et le Prakeo) sont emmenés à Bangkok.
Le Prakeo ne sera jamais rendu et restera à Bangkok jusqu’à ce jour (vous pouvez le voir au Wat Ho Pra Keo de Bangkok). Vientiane est alors placée sous le contrôle du roi Rama 1 du Siam.
Le Laos a été placé sous le protectorat français entre 1893 à 1954. Tiraillé par les pavillons noirs venus de Chine, pour sauver son royaume, le roi Oun Kham demande à la France son protectorat. (Histoire Laos)
En 1941, le Japon envahit le Laos avec l’accord des autorités françaises de Vichy.
En 1945, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, le premier ministre lao, Phetsarat déclare l’indépendance du Laos, mais la France refusa de le reconnaître.
C’est finalement en 1949 que la France octroya au Laos son statut d’État associé indépendant.
Le 2 décembre 1975, le Laos devient la République démocratique populaire lao, le régime communiste est instauré. (date marquante de toute l’histoire du Laos)

Les hauts fonctionnaires et les intellectuels de Vientiane sont envoyés dans des camps de rééducation. Environ 300 000 Laotiens (10 % de la population de l’époque) fuient le pays et le nouveau régime politique. La plupart émigrèrent vers la France et les États-Unis, après un laps de temps passé en Thaïlande.

Le Laos est toujours sous un régime communiste, mais le pays commence à s’ouvrir à une économie plus libre à l’instar du Vietnam (Le Laos étant considéré comme un pays satellite du Vietnam).

Les Hmong 

Peuple d’Asie originaire des régions montagneuses du sud de la Chine (spécialement la région du Guizhou) au nord du Viêt Nam et du Laos. Ils sont aussi appelés les Miao, (Miáo) ce qui signifie « riz cru » et désigne depuis longtemps des populations nomades peu intégrées. Les Hmong eux-mêmes emploient souvent la dénomination « montagnards ».
 

 Les Hmong, qui forment le groupe Lao Soung ("des hauteurs") le plus nombreux, occupent une place à part dans cette catégorie. Ils sont animistes et réputés pour leurs pratiques chamaniques. Ils portent des costumes teints à l’indigo et leurs femmes abordaient jadis de lourds bijoux d’argent et de vêtements brodés aux couleurs vives. Grands chasseurs et éleveurs de procs et de bovins, les Hmong cultivent aussi le pavot d’opium. Leurs qualités de guerriers et leurs esprit d’indépendance les ont conduits à participer à toutes les guerres. Soucieux de préserver leur liberté vis-à-vis des Lao qui voulaient les assujettir, ils ont vu, comme les autres minorités, leurs espoirs d’autonomie trompés aussi bien par les Français, qui les ont utilisés puis abandonnées, que par les Américains.
Nombre de Hmong se sont exilés à la fin de la guerre du Vietnam en France et aux Etats-Unis, mais il reste encore quelques groupes autonomistes armées, les Chao Fa, ou « soldats du Seigneur du Ciel », additionnés d’anciens partisans du général Vang Pao qui a combattu au côté de la France durant la guerre d’Indochine.

La France a Abandonne ses frères d armes Hmong.

A Dinan, un jour de décembre 2011, face au monument aux mort de l’Indochine, le colonel Robert Jambon, Commandeur de la Légion d’Honneur maintes fois médaillé mettait fin à ses jours en se tirant une balle dans la tête. Il voulait alerter l’opinion publique sur la trahison de la France et surtout de ses dirigeants, envers le peuple Hmong. Ce geste qu’il avait qualifié comme son dernier « acte de guerre » avait fait le tour des médias. Mais qu’en est-il de la situation des Hmong au Laos après l’acte exemplaire de fidélité et de courage du vieux soldat ?

  
Les Hmong, combattants acharnés contre les communistes vietnamiens et locaux seront immédiatement les cibles d’une féroce répression. Touby Lyfoung est arrêté et envoyé dans un des terrifiants camps de rééducation mis en place par les Vietnamiens. Il disparaît dans ce camp de la mort avec des milliers d’autres, peut-être abattu par un gardien d’un simple coup de fusil en 1979. Le dernier Roi du Laos, Savang Vatthana (1907-1978) meurt aussi avec sa femme et son fils dans l’un de ces camps abominables. Il meurt de faim comme beaucoup de soldats français fait prisonniers et internés autrefois dans d’autres camps au Tonkin. Le taux de décès de ces camps fut par ailleurs bien supérieur aux camps de la mort des nazis. Désormais la répression contre ces combattants de la liberté n’a plus de limite, et c’est un véritable génocide, celui que dénonçait le colonel Robert Jambon au moment de son suicide…Car ces camps d’extermination lente sont toujours en activité. Les survivants acculés résistent avec l’énergie du désespoir. Des villages entiers ont été rasés, bombardés, empoisonnés, exterminés parfois avec des armes chimiques. Cette extermination a provoqué un grand exode, principalement vers les USA à l’exemple de leur chef de guerre Van Pao (60 000 personnes), combattant émérite (1929-2011) ou en France et en Guyane (10 000 et 1 600 exilés)


Notre première rencontre avec une communauté a Bor Kung  ,Province de Bokeo.







Au mois d’avril 2011, Chris-Alexandre Gionchetta a quitté la Suisse au guidon de son vélo dans le but de partir à la rencontre des écoles à travers le monde. Il pédale de classe en classe et demande simplement aux élèves de lui dessiner une maison.Entre temps il rencontre Sophie qui pedale aussi de son cote avec une copine . Et voila sophie est venue rejoindre Chris ,maintenant ça roule pour eux!!!
Pour les suivre :WWW. All School Project
 
Luang Prabang
 Luang Prabang est la troisième ville du pays par sa taille mais première par sa beauté. Un site exceptionnel, sur une langue de terre, et le climat est une raison de s'y sentir bien. Une ville également chargée d'histoire et la plus riche en monuments religieux du Laos. Elle a d'ailleurs été classée au Patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco.

Cascade de Tad Kouang Si
Nous retrouvons Chris et Sophie nos amis Suisse



Une camionnette vient de se renverser devant nous.
Nous voila,seul en pleine nuit en train de veiller sur la cargaison et sécuriser la route .La seule condition pour que le chauffeur et sa femme partent se faire soigner.Après 6 heures de service le proprio revient nous libérer!!!
 Vang Vieng est une petite ville du Laos située dans la province de Vientiane, entre Luang Prabang et Vientiane, sur les bords de la Nam Song.
Dormir sur une piste d atterrissage,le rêve ,Non?

Celle la, elle est pour le cousin breton!!!
Ventiane capital du Laos

Surprise ,Un cadeau dans l œuf .C est un met très apprécié au Laos !





Une famille Française en voyage tourdumondiste

La grotte de Tat Klong Lor

plateau des Bolovens prés de Pakse



Encore une très belle rencontre ,çà roule en famille
Direction les 4000 iles
bain de pied dans le Mekong
                         Nous quittons le Laos pour le Cambodge le 1 décembre 2013

2 commentaires:

Philippe LERNOULD a dit…

Souvenir d'une rencontre avec le groupe de La Vie dans les 4000 îles lors de la fête nationale lao, devant l'hôtel sur les bords du Mékong...
Avec notre très cordial souvenir.
Philippe & M.-Françoise de Metz

Philippe LERNOULD a dit…

...en souvenir de notre rencontre, un soir sur les rives du Laos devant l'hôtel où le Groupe La Vie a séjourné 2 nuits, lors des festivités de la fête nationale lao... Nous avions longuement discuté...
Nous vous souhaitons de bonnes fêtes de Noël.
Avec notre plus cordial souvenir,
Philippe & M.-Françoise de Metz